RÉSUMÉ. La Littérature Africaine, amorcée par le mouvement de la Négritude, s’est donné l’objectif de dénoncer les stigmates de la civilisation occidentale sans passer sous silence la valorisation de la race noire et la défense de ses valeurs culturelles. La poésie fut le fer de lance dans la dynamique du combat colonial. Or, la poésie en Afrique, se ressource dans les profondeurs de la tradition orale. Ainsi, plusieurs poètes se retrouvent au carrefour de l’oralité et de la poésie, une esthétique de la parole mettant en lumière une vision du monde noir. En convoquant la création poétique de Toh Bi Emmanuel dans : Aurore d’Afrique à Sanoudja et Djèlénin-nin pour toi mon Afrique, il s’agit de cerner le code d’écriture des ressources de l’oralité dans la poésie africaine. Mots-clés : ferments de l’oralité, création poétique, ressource de la tradition, portée idéologique. ABSTRACT. African Literature, initiated by the Negritude movement, knows how to give the objective of denouncing the stigma of Western civilization without ignoring the valorization of the black race and the defense of its cultural values. Poetry was the spearhead of the dynamics of the colonial struggle. Yet, poetry in Africa is found in the depths of the oral tadition. In fact, several poets find themselves at the crossroads of orality and poetry, an aesthetic of speech highlighting a vision of the Negro world. By summoning the poetic creation of Toh Bi Emmanuel in : Aurore d’Afrique à Sanoudja et Djèlénin-nin pour toi mon Afrique, it is a matter of defining the code of writing of the resources of orality in African poetry. Keywords ferments of orality, poetic creation, resource of tradition, ideological significance.