Le roman Le Harem du Roi represente les femmes musulmanes camerounaises qui sont dépeintes comme des figures soumises aux normes sociales et culturelles. À travers le personnage de Boussoura, Djaili Amadou Amal illustre que même les femmes modernes et instruites ne sont pas à l'abri de la réalité de la polygamie dans la culture du Lamido. La polygamie, qui légitime la culture masculine, crée des intersectionnalités pour les femmes qui la subissent, allant de la perte de l'identité personnelle, de la vie privée d'épouse et du droit à la réalisation de leurs désirs. Alors, cette étude examinera plus en détail la dynamique de l'intersection des genres dans ce roman. L'approche utilisée est qualitative, analysant l'objet matériel, à savoir Le Harem du Roi, et l'objet formel de la dynamique de l'intersection des genres. Les données ont été recueillies en lisant attentivement et en notant les unités linguistiques liées aux intersections de genre. Elles ont ensuite été analysées à l'aide de techniques d'analyse de contenu. Les résultats de cette étude révèlent plusieurs intersections de genre dans la culture polygame représentée par l'auteur, notamment celles liées à la réligionm à la culture, à la classe sociale et à la politique. Cependant, en guise de résistance contre cette culture discriminatoire envers les femmes, Djaili Amadou Amal, à travers le personnage de Boussoura, fait preuve de courage en rejetant la culture polygame par le divorce. On peut donc conclure que la polygamie décrite dans ce roman n'est pas une discrimination unique à l'égard des femmes, mais une forme de discrimination multidimensionnelle qui doit être dénoncée et exprimée afin que l'existence des femmes soit également reconnue.